La question mérite plus que jamais d'être posée. Car le bouillant maire du Plateau Mont-Royal n'en finit pas de cristalliser le mécontentement de ses administrés. Mais l'écologie appliquée aux affaires municipales a ses raisons que la raison ignore.
L'année dernière, Luc Ferrandez avait déjà réussi le tour de force de se mettre à dos tous les commerçants de l'avenue Mont-Royal pour une affaire d'interdiction du stationnement sur la principale artère commerçante de l'arrondissement. Malin !
C'est ensuite sur l'avenue Laurier qu'il avait porté ses yeux d'édile. Lorsque le restaurant Vincent Sous-marins avait fermé ses portes, l'année dernière, personne n'avait pleuré. Cet antre de la "restauration rapide québécoise traditionnelle" (tout est dit...) était en outre hébergé dans une construction d'une laideur sans nom.
Mais Luc Ferrandez aurait, lui, écrasé une larme sur le destin de ce haut lieu de la gastronomie sur le Plateau. Aussi, lorsque le promoteur Aldo Constructions s'était porté acquéreur du terrain pour la somme d'un million de dollars, le maire y a vu la puissance destructrice du grand Capital en action. Quoi, on s'attaquait à une institution !
Et lorsque ledit promoteur demanda un permis de démolir pour réaliser son projet immobilier (des appartements, une SAQ et un Starbucks), le premier magistrat de l'arrondissement y opposa son veto : pas de permis de construire pour une bâtisse qui déshonore l'ambiance PlateauMD de l'avenue Laurier ! On croit rêver.


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