Dans la série Les bouddhistes tibétains sont nos amis, il faut les aimer aussi, je reviens sur le centre bouddhiste Kankala de l'avenue Laurier.
Vous allez me dire : C'est facile de se moquer, ils ne lancent pas des fatwas, eux.
Et certes. J'irai même plus loin. Citant Desproges :
Ah bien sûr, si j'avais cette hargne mordante des artistes engagés qui osent critiquer Pinochet à moins de 10 000 km de Santiago… mais je n'ai pas ce courage.
Pour ma défense, je convoquerai Pierre Palmade :
Oh ben, on peut rire un peu, non ?!
Bref, je m'en prends cette fois à la dénomination de nos nonnes et moines bouddhistes préférés.
Après tout, Joseph Ratzinger se fait bien appeler Sa Sainteté Benoit XVI. Les têtes rasées-toges safran aussi ont bien droit à leur pseudo. De fait, bien qu'ils soient aussi tibétains que je suis soudanais, nos prêtre et prétresse du Plateau-Mont-Royal se font appeler (accrochez-vous bien...) :
Gen Kelsang Donsang et Gen Kelsang Chögyan
[On est prié de ne pas oublier le tréma]
Eh bien, on dira ce qu'on voudra, mais :
[pratiquer] le soutra mahayana des trois cumules supérieurs et la confession des chutes morales du boddhisattva (...) avec Gen Kelsang Chögyan [Authentique...]
ça a quand même plus de gueule que :
s'asseoir en tailleur les yeux fermés en respirant par le nez, avec Denise Gagnon-Tremblay.
Enfin, moi, ce que j'en dis... Après tout, comme disent les Hindous, chacun chez soi et les vaches sacrées seront bien gardées.
Vous allez me rétorquer : Il est vraiment gratuit, cet article.
En fait, je trouve désolant que l'on en soit réduit à extirper des antipodes un sabir et un décorum surannés pour donner un sens à sa vie.
Rappellons quand même qu'en Occident, la pensée chrétienne (et non catholique...) propose la même chose, mais dans un langage intelligible, en plus altruiste et en moins hypocrite. Et c'est un athée qui écrit ces lignes...

Les commentaires récents